Des recherches récentes incitent l’industrie de la construction à combler les pénuries

Le 13 mai 2004

OTTAWA – Des recherches récentes du Conseil sectoriel de la construction (CSC) mettent en évidence le besoin de profiter de nouvelles sources de main-d’œuvre et de rectifier l’incohérence de la formation dans l’industrie de la construction en fonction de la diminution de la main-d’oeuvre et des pénuries de main-d’œuvre spécialisée.

« Les résultats de nos quatre nouvelles études nous indiquent plus clairement la situation et les moyens de relever les importants défis de l’industrie de la construction et de l’ensemble de l’économie canadienne », dit Robert Blakely, coprésident syndical du CSC et directeur des affaires canadiennes du Département des métiers de la construction, FAT-COI.

« Ces rapports sont propres à ouvrir les yeux de l’industrie de la construction », ajoute Tim Flood, coprésident patronal du CSC et président de John Flood and Sons (1961) Ltd. « Nous devons prendre des mesures dès maintenant pour réduire le risque de voir une pénurie chronique de main-d’œuvre spécialisée, qu’il s’agisse de mieux cibler les programmes de recrutement, de collaborer avec les formateurs et formatrices et les gouvernements pour normaliser la formation, ou de prendre certaines des autres options qu’indiquent les rapports. »

Le rapport intitulé L’offre de main-d’œuvre à venir dans l’industrie canadienne de la construction indique le besoin de profiter du bassin de main-d’œuvre future sous-utilisé dans une grande mesure que représentent les femmes, les Autochtones et les personnes immigrantes, afin de compenser la diminution de l’offre de main-d’œuvre causée par le vieillissement des effectifs et le faible intérêt des jeunes à l’égard de carrières en construction. La population autochtone, par exemple, augmente plus rapidement que les autres segments de la société canadienne, plus de 50% de ses membres ayant moins de 15 ans.

Le rapport intitulé L’impact de la technologie dans le marché de la main-d’œuvre en construction conclut que la nouvelle technologie modifie les compétences exigées par tous les métiers mais que d’importants programmes de formation et de perfectionnement des compétences manquent ou sont mal connus.

Selon l’étude intitulée Formation de la main-d’œuvre dans l’industrie canadienne de la construction, le grand nombre des systèmes et des normes qui existent au Canada entrave la mobilité et la rentabilisation de la main-d’œuvre.

Un quatrième rapport de recherche, intitulé Tendances en matière de gestion, de supervision et de mentorat dans l’industrie de la construction signale que les gestionnaires et les superviseurs, qui doivent répondre à des exigences accrues en matière de qualité, à des règles de sécurité plus rigoureuses et au besoin de produire plus de documentation, ne reçoivent pas toujours le soutien et la formation dont ils ont besoin.

Le projet est financé dans le cadre du Programme des conseils sectoriels, du gouvernement du Canada.

Le CSC est un organisme de partenariat à but non lucratif et indépendant créé en 2001 et composé de représentants syndicaux et patronaux qui a pour mandat de répondre aux besoins actuels et futurs en ressources humaines de l’industrie de la construction du Canada.

Le CSC a entrepris plusieurs initiatives pour aider l’industrie à combler ses pénuries en main-d’œuvre et en compétences, notamment en adoptant une ligne de conduite nationale plus méthodique à l’égard de la formation et en s’adressant aux jeunes grâce à la sensibilisation et à l’éducation au sujet des métiers de la construction.

Pour obtenir plus d’information sur ce programme et d’autres programmes du CSC, veuillez communiquer avec :

Michelle Walsh,
directrice des communications du
Conseil sectoriel de la construction
walsh@csc-ca.org
Téléphone : 613 569-5552
Télécopieur : 613 569-1220

Ferme