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L’industrie

Participation des Autochtones à la main-d’œuvre de la construction

Le développement économique du Canada dépend dans une grande mesure de la disponibilité d’une main-d’œuvre de la construction très spécialisée.

C’est une des raisons pour lesquelles le Conseil sectoriel de la construction (CSC) s’efforce de trouver des solutions à apporter à la pénurie de main-d’œuvre imminente dans l’industrie de la construction.

Ce rapport fondé sur les données issues du Recensement de 2001 est axé sur la population autochtone en tant que source de main-d’œuvre de l’industrie de la construction. Des rapports de recherche distincts ont été établis par le CSC sur d’autres sources de main-d’œuvre telles que la population immigrante et les femmes.

Présence des Autochtones dans la main-d’œuvre canadienne
Les Autochtones apportent une contribution appréciable au développement économique du Canada, et particulièrement de l’industrie de la construction.

Statistique Canada définit les Autochtones comme étant des personnes ayant déclaré appartenir à au moins un groupe autochtone, c'est-à-dire Indien de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuit (Esquimau) et/ou des personnes ayant déclaré être des Indiens visés par un traité ou des Indiens inscrits selon la définition de la Loi sur les Indiens du Canada et/ou des personnes ayant déclaré appartenir à une bande indienne ou à une première nation1.

La population autochtone croît trois fois plus rapidement que les autres segments de la société canadienne, plus de 50% de cette population ayant moins de 15 ans. En 2006, elle comprendra 920 000 personnes d’âge actif – soit le plus grand bassin de main-d’œuvre inutilisé du pays! Comme l’indique le tableau 1, les Autochtones représentaient 2% de l’emploi au Canada en 2001. Le taux de participation des Autochtones à la main-d’œuvre de l’industrie de la construction était de 3%.

Tableau 1
Participation des Autochtones dans toutes les professions de la population active
Recensement du Canada de 2001

Industries

En emploi

Sans emploi

Toutes les industries

315 360
(2 %)

52 940
(6 %)

Construction

22 950
(3 %)

7 235
(9 %)

Autres industries

292 405
(2 %)

45 710
(6 %)

Participation des Autochtones à l’industrie de la construction
Le graphique 1 indique qu’il y avait d’importantes disparités régionales de répartition entre la main-d’oeuvre autochtone et la main-d’œuvre non autochtone tant dans l’industrie de la construction que dans l’ensemble des industries.

La part de la main-d’oeuvre de la construction que représentaient les non-Autochtones en Ontario était de 38% mais la part représentée par les Autochtones ne correspondait qu’à 21%. Pourtant, l’Ontario avait une plus forte part (22%) de main-d’oeuvre autochtone dans l’ensemble des industries que tout autre ressort du Canada.

En Alberta, le taux de participation des Autochtones à l’ensemble des industries était de 17%, et leur taux de participation à l’industrie de la construction était de 23% -- c’est le taux le plus élevé du pays pour cette industrie.

La représentation dans l’ensemble de la population active était, elle aussi, beaucoup plus élevée dans les provinces des Prairies (principalement au Manitoba et en Saskatchewan) et dans les territoires.

Les provinces des Prairies comptaient pour près de la moitié (47%) de la main-d’oeuvre autochtone de l’industrie de la construction, alors que les territoires et les provinces de l’Atlantique avaient un taux de représentation combiné de 11% (6% et 5%, respectivement).

Les proportions de représentation des deux groupes dans la main-d’oeuvre de la construction au Québec différaient beaucoup (20% pour les non-Autochtones contre 6% pour les Autochtones).

Graphique 1
Distribution des Autochtones et des non-Autochtones dans l’industrie de la construction et l’ensemble des industries par province
Canada 2001




Source : Recensement de 2001, Statistique Canada

Participation des Autochtones par métier dans les différentes provinces
En général, la répartition de la main-d’oeuvre autochtone par métier présentait la même tendance entre les provinces. Toutefois, la concentration au sein de certains métiers était plus forte dans certaines provinces que dans d’autres. Le tableau 2 indique à quels égards la répartition de la main-d’oeuvre autochtone entre les provinces dans certains métiers différait de la répartition globale.

Tableau 2
Part totale de la main-d’oeuvre autochtone par province
Canada 2001*

Métiers

Canada

Atlantique

Qc

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

C-B

Territoires

Briqueteurs

340

6 %

9 %

41 %

9 % 9 % 18 % 6 % 0 %

Carreleurs

65

0 %

23 %

15 %

15 % 0 % 15 % 23 % 0 %

Couvreurs/poseurs de bardeaux

1 165

2 %

2 %

21 %

20 % 19 % 18 % 17 % 2 %

Calorifugeurs

220

0 %

7 %

7 %

0 % 25 % 52 % 9 % 0 %

Mécaniciens d’équipement lourd

170

0 %

9 %

15 %

9 % 6 % 38 % 15 % 12 %

Grutiers

115

0 %

0 %

17 %

30 % 9 % 30 % 13 % 0 %

Soudeurs et opérateurs de machine à brasage tendre

400 3 % 5 % 16 % 8 % 9 % 40 % 18 % 3 %

Camionneurs

725 7 % 4 % 25 % 10 % 9 % 28 % 9 % 8 %

Tous les métiers

28 700 5 % 6 % 20 % 12 % 11 % 23 % 16 % 6 %

* Les pourcentages correspondent à la part autochtone de la main-d’oeuvre de l’industrie provinciale de la main-d'oeuvre autochtone nationale. La somme des pourcentages peut ne pas toujours être de 100% à cause des méthodes d’arrondissement employées au cours du Recensement.

Participation des Autochtones par métier ou profession connexe
Afin d’analyser les concentrations les plus élevées de main-d’oeuvre autochtone dans les métiers, l’industrie de la construction a été divisée en 26 catégories. Nous procéderons à une analyse des professions ayant les taux de participation des Autochtones les plus élevés. Les tableaux 3 et 4 indiquent la ventilation de la participation des Autochtones et des non-Autochtones by province ou territoire.

Tableau 3
Métiers ayant les plus fortes concentrations de main-d’œuvre autochtone
Canada 2001**

Métiers

Canada

Atlantique

Qc

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

C-B

Territoires

Charpentiers*

5 460
19 %

26 %

27 %

19 %

21 % 20 % 13 % 18 % 26 %

Conducteurs d’équipement lourd

2 340
8 %

6 %

6 %

5 %

8 % 11 % 10 % 8 % 11 %

Aides de corps de métier et manœuvres

5 475
19 %

22 %

20 %

21 %

18 % 17 % 19 % 19 % 18 %

Autres professions

15 425
54 %

46 %

47 %

56 %

53 % 52 % 57 % 55 % 45 %

*Comprend les ébénistes.
** Les pourcentages représentent la proportion du total de la main-d’œuvre autochtone qui travaille dans l’industrie de la construction.

Tableau 4
Concentration des non-Autochtones dans les métiers ayant les plus fortes concentrations de main-d’œuvre autochtone

Métiers

Canada

Atlantique

Qc

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

C-B

Territoires

Charpentiers*

98 345
12 %

17 %

13 %

11 %

12 % 13 % 10 % 15 % 19 %

Conducteurs d’équipement lourd

38 360
5 %

8 %

4 %

3 %

6 % 9 % 6 % 5 % 9 %

Aides de corps de métier et manœuvres

85 765
11 %

16 %

8 %

12 %

11 % 11 % 10 % 9 % 8 %

Autres professions

570 025
72 %

59 %

74 %

74 %

71 % 66 % 74 % 71 % 64 %

*Comprend les ébénistes.

La plupart des Autochtones travaillant dans l’industrie de la construction étaient des charpentiers ou des aides de corps de métier et des manœuvres, ces catégories comptant chacune pour 19% du total de la main-d’œuvre autochtone. Il y avait le plus de charpentiers autochtones au Québec (27%), dans les provinces de l’Atlantique (26%) et dans les territoires (26%), alors que l’Alberta avait le taux de participation des Autochtones le plus bas (13%) par rapport aux autres provinces et aux territoires. Toutes les concentrations étaient beaucoup plus élevées que celles des non-Autochtones dans les différents ressorts.

Une forte proportion de la main-d’oeuvre autochtone exerçait le métier de conducteur ou conductrice d’équipement lourd. En moyenne, il s’agissait de 8% du total de la main-d’oeuvre autochtone dans l’industrie de la construction du Canada. La proportion demeurait semblable dans les différents ressorts.

Comme nous l’avons déjà indiqué, les Autochtones représentaient environ 4% de la main-d’oeuvre de la construction. Toutefois, le taux variait de 1% à 7% selon le métier. Le taux de participation le plus bas était celui des mécaniciens-constructeurs d’ascenseurs, ce métier n’ayant un taux de représentation des Autochtones que de 1%. D’autre part, les Autochtones comptaient pour 7% des couvreurs/poseurs de bardeaux.

Répartition selon l’âge
D’après Statistique Canada, l’âge médian de la population autochtone du Canada était de 24,7 ans en 2001 alors que celle de la population non autochtone était d’un niveau record de 37,7 ans2. Dans l’industrie de la construction, la main-d’oeuvre autochtone était plus jeune que la main-d’œuvre non autochtone. L’âge moyen de la main-d’oeuvre autochtone de l’industrie de la construction était de 36,4 ans, alors que celui des non-Autochtones était de 39,4 ans.

Graphique 2
Répartition selon l’âge des Autochtones et des non-Autochtones dans l’industrie de la construction
Canada 2001




Le graphique 2 indique la répartition par âge de la main-d’oeuvre autochtone et non autochtone de l’industrie de la construction en 2001. La répartition par âge des Autochtones ne présente pas une tendance normale. Par exemple, la proportion des travailleurs et travailleuses autochtones de 15 à 39 ans était plus élevée que celle des non-Autochtones. Cela porte à croire que les Autochtones pourraient constituer une source de main-d’œuvre d’autant plus intéressante que la main-d’œuvre non autochtone vieillit.

Les enfants autochtones représentaient 6% du total des enfants au Canada, même si la population autochtone ne comptait que pour 3% de la population totale du pays3. À mesure que cette jeune cohorte finit ses études, elle apportera une contribution majeure à la croissance future de la main-d’oeuvre.

La répartition selon l’âge par province et territoire semble présenter la même tendance globale que celle de l’ensemble du pays. Toutefois, il y a d’importantes différences de répartition selon l’âge entre les provinces et les territoires. Par exemple, la répartition au Québec a eu tendance à ressembler à celle des non-Autochtones, car seuls 36% de la main-d’œuvre autochtone de l’industrie de la construction avaient moins de 35 ans4.

Tableau 5
Participation selon l’âge des Autochtones au marché du travail de la construction
Canada 2001.

Segments

Canada

Atlantique

Qc

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

C-B

Territoires

De 15 à 19 ans

5 %

2 %

2 %

5 %

4 % 4 % 7 % 6 % 3 %

De 20 à 24 ans

11 %

10 %

8 %

12 %

10 % 12 % 12 % 10 % 13 %

De 25 à 29 ans

14 %

12 %

12 %

13 %

15 % 13 % 16 % 12 % 15 %

De 30 à 34 ans

16 %

16 %

14 %

18 %

15 % 16 % 17 % 13 % 18 %
15 à 34 ans 45 % 40 % 36 % 47 % 45 % 45 % 51 % 40 % 49 %
De 35 à 39 ans 17 % 17 % 19 % 18 % 17 % 16 % 16 % 17 % 18 %
De 40 à 44 ans 14 % 16 % 17 % 13 % 12 % 15 % 13 % 15 % 12 %
De 45 à 49 ans 9 % 10 % 10 % 8 % 10 % 8 % 8 % 12 % 10 %
De 50 à 54 ans 8 % 8 % 12 % 7 % 10 % 7 % 6 % 8 % 5 %
De 55 à 59 ans 4 % 5 % 5 % 4 % 5 % 6 % 4 % 5 % 3 %
60 ans et plus 3 % 4 % 2 % 3 % 3 % 3 % 4 % 3 % 3 %


Tableau 6
Participation selon l’âge des non-Autochtones au marché du travail de la construction
Canada 2001

Segments

Canada

Atlantique

Qc

Ont.

Man.

Sask.

Alb.

C-B

Territoires

De 15 à 19 ans

3 %

2 %

2 %

3 %

4 % 6 % 5 % 3 % 4 %

De 20 à 24 ans

9 %

7 %

7 %

9 %

10 % 12 % 12 % 7 % 5 %

De 25 à 29 ans

9 %

9 %

8 %

10 %

9 % 8 % 11 % 9 % 7 %

De 30 à 34 ans

12 %

12 %

12 %

12 %

11 % 9 % 12 % 12 % 9 %
15 à 34 ans 33 % 30 % 30 % 34 % 34 % 35 % 39 % 31 % 25 %
De 35 à 39 ans 15 % 14 % 15 % 16 % 14 % 13 % 13 % 15 % 14 %
De 40 à 44 ans 15 % 15 % 16 % 15 % 13 % 14 % 15 % 15 % 18 %
De 45 à 49 ans 13 % 14 % 14 % 12 % 14 % 14 % 12 % 14 % 17 %
De 50 à 54 ans 10 % 12 % 12 % 10 % 10 % 9 % 9 % 11 % 13 %
De 55 à 59 ans 7 % 8 % 8 % 7 % 8 % 8 % 6 % 7 % 7 %
60 ans et plus 6 % 5 % 5 % 6 % 8 % 8 % 6 % 6 % 5 %

Les territoires ont présenté l’écart le plus marqué entre les taux de participation des Autochtones (de 15 à 34 ans) et des non-Autochtones, car 49% de la main-d’œuvre autochtone de l’industrie de la construction avaient 34 ans ou moins alors que seuls 25% des non-Autochtones se situaient dans ce groupe d’âge5. Toutefois, cette analyse pourrait être faussée par la faible importance de la population autochtone présente. L’Alberta avait la plus forte part d’Autochtones de 15 à 34 ans (51%). Les tableaux 5 et 6 présentent les répartitions par province.

Ouvrages de références

Notes en bas de page
1 Lors du recensement de 1991 et des recensements antérieurs, la population autochtone était déterminée au moyen de la question sur l'origine ethnique (ancêtres). Au recensement de 1996, on a ajouté une question sur la propre perception du recensé face à son identité autochtone. La question du recensement de 2001 est la même que celle de 1996.
2 Recensement de 2001 : série « analyses ». Peuples autochtones du Canada : un profil démographique. No de catalogue 96F0030XIE2001007. Statistique Canada. 2003.
3 Idem
4 Au Canada, 45% de la main-d’oeuvre autochtone de l’industrie de la construction avait 34 ans ou moins.
5 Selon Statistique Canada, le taux de natalité des Autochtones est d’environ 1,5 fois celui des non-Autochtones.

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Participation des immigrants et immigrantes à la main-d’oeuvre de la construction : Canada, Recensement de 2001

L’industrie de la construction a été l’un des secteurs les plus actifs de l’économie canadienne ces dernières années. Elle a compté pour plus de 120 milliards de dollars et 12 % du PIB en 20031. La capacité d’adapter l’offre à la demande de main-d’œuvre varie selon le cycle économique. Les sources alternatives de main-d’oeuvre, comme par exemple la collectivité des immigrants et immigrantes, deviennent très importantes dans ces conditions.

La population immigrante en tant que source de main-d’oeuvre
Aux fins du Recensement de 2001, Statistique Canada a défini les immigrants et les immigrantes comme étant des personnes qui comptent ou ont déjà compté parmi les immigrants et les immigrantes reçus. Il s’agit de personnes auxquelles les autorités de l’immigration permettent de vivre en permanence au Canada. Certaines de ces personnes habitent le Canada depuis bon nombre d’années alors que d’autres y sont arrivées dernièrement.

Tableau 1
Participation des immigrants et immigrantes au marché du travail de la construction au Canada, Recensement de 20012

Statut d’immigrant

Participation au marché du travail

Population active3

Taux de chômage

Population non immigrante

497 850

83 %

12 %

Population immigrante

96 995

16 %

6 %

En 2001, les immigrants et les immigrantes représentaient 16 % de la main-d’œuvre totale de l’industrie de la construction et avaient un taux de chômage de 6 %. Ces statistiques de base illustrent le fait que la population immigrante peut constituer une source majeure de main-d’œuvre de l’industrie. Signalons que le taux de chômage de la population immigrante correspond à la moitié de celui de la population non immigrante. Les données dont nous disposons sur les immigrants et les immigrantes ne sont pas suffisantes pour que des explications ou des conclusions puissent être tirées sur ce fait.

Lieu
En 2001, il y avait de fortes concentrations d’immigrants et d’immigrantes principalement dans les grandes agglomérations urbaines de quatre provinces. L’Ontario avait la plus forte proportion de travailleurs et travailleuses immigrants de la construction (64 %) tandis que l’Alberta, le Québec et la Colombie-Britannique en avaient une proportion de 33 % à eux trois (10 %, 5 % et 16 %, respectivement). Le reste du pays n’en avait une proportion combinée que de 4 %. Le graphique 1 illustre ces proportions.

Graphique 1
Participation des immigrantes et immigrants à l'emploi dans l'industrie de la construction, par province. Canada, Recensement de 2001


graphique 1

Répartition par âge
La comparaison de la participation de la population immigrante à celle de la population non immigrante permet de constater que la part des jeunes immigrants et immigrantes était beaucoup plus faible que celle des jeunes non immigrants. Toutefois, la répartition change après l’âge de 45 ans, et l’on remarque une diminution de la part non immigrante de la main-d’œuvre alors que la part immigrante demeure très constante jusqu’à l’âge de 55 ans.

Bien que la répartition des travailleurs et travailleuses non immigrants dans l’industrie de la construction suive la distribution normale4, la répartition des travailleurs et travailleuses immigrants penche fortement du côté de ceux qui ont 45 ans et plus. Qui plus est, les travailleurs et les travailleuses immigrants de 35 à 54 ans ont presque le même taux de participation et le taux de participation de ceux de 55 ans et plus n’y est inférieur que de 2,5 %.

Graphique 2
Répartition selon l'âge de l'emploi des travailleurs immigrants et non immigrants dans l'industrie de la construction du Canada, d'après le Recensement de 2001


graphique 2

Cela peut porter à croire que les immigrants et les immigrantes décident de quitter l’industrie plus tard parce que bon nombre d’entre eux peuvent ne pas avoir accumulé suffisamment de prestations de retraite. Qui plus est, la plupart des nouveaux arrivants, qui ne représentaient que 1 % de la main-d’œuvre immigrante, étaient jeunes (69 % d’entre eux ayant moins de 39 ans). Cela confirme l’hypothèse selon laquelle les immigrants et les immigrantes restent plus longtemps dans l’industrie. Le graphique 2 présente la répartition de l’emploi selon l’âge.

Participation selon le métier ou la profession connexe
L’information issue du Recensement de 2001 sur les immigrants et les immigrantes qui travaillent dans l’industrie de la construction peut être répartie entre 41 catégories de métiers et de professions assimilées. La liste est très vaste et détaillée. Nous n’examinerons que les professions qui comprennent la plus forte participation des immigrants et immigrantes. La répartition de cette participation est illustrée au tableau 2.

La majorité des travailleurs et travailleuses immigrants de la construction étaient des charpentiers et charpentières (15 %) et des aides-travailleurs de la construction et manœuvres (16 %). Ce sont les charpentiers et les charpentières qui avaient le taux de chômage le plus élevé (9 %). Les entrepreneurs et les superviseurs, les membres des autres corps de métiers de la construction, les installateurs et installatrices, les réparateurs et réparatrices et les fournisseurs et fournisseuses de services n’avaient un taux de chômage que de 3 %.

Tableau 2
Métiers présentant les concentrations les plus élevées d’immigrants et d’immigrantes dans l’industrie de la construction et les professions connexes. Canada, Recensement de 2001

Métier ou profession connexe

Population active

Part

En chômage

Taux de chômage

Entrepreneurs et superviseurs, autres métiers de la construction, installateurs et installatrices, réparateurs et réparatrices et fournisseurs et fournisseuses de services

3 970

4 %

130

3 %

Plombiers et plombières

4 035

4 %

180

4 %

Menuisiers et menuisières

15 085

15 %

1 010

7 %

Briqueteurs et briqueteuses

4 710

5 %

265

6 %

Plâtriers et plâtrières, poseurs--finisseurs et poseuses-finisseuses de panneaux muraux secs et latteurs et latteuses

4 820

5 %

265

6 %

Peintres-décorateurs

9 105

10 %

485

5 %

Électriciens et électriciennes (sauf industriels et de réseaux électriques)

6 490

7 %

480

7 %

Aides-travailleurs de la construction et manoeuvres

15 875

16 %

1 355

9 %


Participation des immigrants et immigrantes aux métiers
Dans la plupart des métiers, les travailleurs et les travailleuses immigrants représentaient de 8 % à 28 % de la main-d’œuvre. Le tableau 3 indique les métiers ayant les parts les plus élevées et les plus faibles de main-d’œuvre immigrante. Par exemple, en 2001, la main-d’œuvre immigrante comptait pour 42 carreleurs ou carreleuses sur 100 et avait un taux de chômage de 5 % dans ce métier. D’autre part, la main-d’œuvre immigrante ne représentait que 7 tôliers ou tôlières sur 100 et avait un taux de chômage de 6 % dans ce métier. Le taux de chômage de l’ensemble de la main-d’œuvre dans ce métier précis était de 9 %.

Tableau 3
Participation des travailleuses et travailleurs immigrants aux métiers de l’industrie de la construction. Canada, Recensement de 2001

Métier

Total

Immigrants

Part

Taux de chômage des immigrants

Briqueteurs/briqueteuses

12 735

4 450

35 %

6 %

Finisseurs/finisseuses de béton

7 525

2 370

32 %

7 %

Carreleurs/carreleuses

4 980

2 085

42 %

5 %

Peintres-décorateurs

30 125

8 615

29 %

5 %

Conducteurs/conductrices d’équipement lourd (sauf les grues)

34 020

2,555

8 %

8 %

Tôliers/tolières

9 105

675

7 %

6 %


Chômage
Les taux de chômage de l’industrie de la construction étaient très élevés en 2001 dans les petites provinces et les territoires. Les provinces qui avaient une forte concentration de main-d’oeuvre avaient également des taux de chômage élevés. Signalons toutefois que seule la population active du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique dépassait 1 000 personnes prêtes à travailler. L’analyse des autres provinces et des territoires pourrait être déformée par le faible nombre de travailleurs et travailleuses qu’ils comprennent.

Dans la plupart des provinces et les territoires, les taux de chômage des personnes immigrantes étaient plus bas que ceux des personnes non immigrantes, sauf à Terre-Neuve et au Labrador et dans l’Île-du-Prince-Édouard, où les taux de chômage globaux ont également été les plus élevés. Le tableau 4 présente les indicateurs de travail de la population immigrante dans l’industrie de la construction.

Graphique 3
Taux de chômage des immigrants et des non-immigrants dans le secteur de la construction, par province. Canada, Recensement de 2001


graphique 3

Tableau 4
Indicateurs de travail de la population immigrante dans l’industrie de la construction. Canada, Recensement de 2001

Provinces et territoires

Taux de chômage

Population active

En emploi

En chômage

Canada

6 %

96 995

90 770

6 225

L’Atlantique

20 %

980

775

200

Québec

12 %

5 605

4 955

645

Ontario

4 %

60 615

57 980

2 635

Manitoba

13 %

2 305

1 995

310

Saskatchewan

11 %

695

625

75

Alberta

6 %

10 165

9 500

660

Colombie-Britannique

10 %

16 485

14 800

1 685


Ouvrages de référence
1. Le Quotidien, Statistique Canada, le mercredi 23 juillet 2003.
2. (2003), Recensement de 2001, Statistique Canada.


Notes en bas de page
1 Association canadienne de la construction, http://www.cca-acc.com/factsheet/factsheetfr.html .
2 Les données de ce mémoire sont tirées du Recensement de 2001 de Statistique Canada.
3 La somme des pourcentages peut ne pas toujours être de 100 % à cause des méthodes d’arrondissement employées au cours du Recensement.
4 En général, les répartitions de ce genre ont la forme d’une cloche, c’est-à-dire que les concentrations les plus fortes se trouvent dans la fourchette de 30 à 49 ans et que les concentrations sont moindres dans les fourchettes des deux côtés, soit de 15 à 29 ans et de 49 ans et plus.


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